Site Loader
Leapfrog digital

 L’Afrique est au cœur des débats quand il s’agit du saut vers la 4ème révolution digitale qui est le leapfrog. Le continent est conscient que le développement est à l’ère de la digitalisation et pour ce faire le groupe Huawei en collaboration avec Africa Digital Expo, organisent un webinaire sous le thème « Le leapfrog digital, l’Afrique met le cap sur la 4ème révolution »

Le vœu pour une transformation réussie du continent Africain vers le numérique, est chéri par tous ses dirigeants. Le sommet « Transform Africa » de 2019 à Kigali en témoigne.

Par la voix de Hakib Chakour, Directeur Marketing Stratégique chez Huawei Maroc-Afrique du Nord, le groupe Huawei confirme son intention d’injecter 100 milliards de dollars en Afrique d’ici 2030, pour l’accès à une meilleure connectivité et à des infrastructures numériques de qualité. Pour ce faire, il souligne la disponibilité du groupe à accompagner les instances gouvernementales dans ce combat technologique, avec l’ensemble du réseau de leurs partenaires et des infrastructures de choix.

La cadre managériale de Huawei contextualise l’industrie 4.0 en notant qu’elle doit être adaptée aux réalités, aux besoins et aux spécificités du continent noir. Selon lui, la révolution 4.0 doit refléter un brassage entre plusieurs technologies telles que l’IOT (Internet des objets), le cloud, la 5G, le Big Data et l’intelligence artificielle pour créer de la valeur et impacter l’économie digitale en Afrique. Il a fait constater selon des chiffres issus d’une étude de la banque mondiale que 80% de la population africaine possède une couverture sans fil, ainsi qu’un accès aux réseaux mobiles 3G et 4G qui continuent toujours à se développer. De part ces mots, il met l’accent sur le caractère évolutif de la révolution numérique en Afrique.

« Dans un état d’esprit collaboratif avec des institutions régionales voire nationales, le Groupe Huawei se déploie pour faire rebondir la croissance de l’économie numérique en Afrique. Néanmoins, il est nécessaire de mettre en place une politique nationale volontariste et une régulation juridique souple pour permettre l’émergence des initiatives innovantes, mais aussi un cadre rigoureux afin de protéger les usagers et de vérifier la qualité des services proposés » Avance M. Hakib Chakour dans son discours invitant les institutions à une collaboration plus ouverte et moins contraignante en termes de politiques et de lois.

Le souci d’adaptation de cette politique du leapfrog diffère d’un pays à un autre. En ce qui concerne le Sénégal, Bara Mbaye présente la stratégie « Sénégal numérique 2025 » traduite par l’ambition de maintenir une position de pays leader innovant, et dont l’objectif principal est de porter la contribution du numérique au PIB de 6% à 10% à l’horizon de 2025. « L’accès à la connectivité au haut et très haut débit constitue pour le Sénégal une opportunité pour améliorer la croissance et faire de notre pays un hub incontournable de services. . Cependant, Bara Mbaye, Directeur des radiocommunications à l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), contremande la 5G. Il lui trouve des limites à savoir : « le prix des fréquences et le calendrier de leur mise à disposition. Une étude met en évidence la corrélation entre la vitesse de déploiement de la couverture et le prix des autorisations. Une attribution rapide de la 5G n’est ni gage de déploiement rapide de réseaux, ni gage de développement rapide de cette technologie au sein du marché. Le moteur, c’est l’investissement de l’Afrique dans les infrastructures. »

Au Cap-vert, les politiques sont portées in extenso sur la formation aux nouvelles technologies et à leur manipulation. Selon Aruna Handem, « il faut investir dans les infrastructures et avoir des politiques d’intégration régionale, continentale et pourquoi pas globale. Sans le renforcement de capacités, on aura du mal à combler ce gap. Nous voulons importer la connaissance. Notre stratégie est basée sur trois axes : la connectivité des câbles sous-marins, le renforcement des capacités et la passation des services. » En ce qui concerne le Mali, Cheick Sidi Mohamed Nimaga prône l’adaptation des outils technologiques aux réels besoins de l’Afrique.

Lire aussi : Les voitures Africaines: Fabrication ou assemblage de pièces

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *